La vie quotidienne ne doit plus être un luxe pour les personnes en situation de handicap!
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Rentrer chez soi après le travail et enfiler des pantoufles. Est-ce un luxe? Non. Pour la plupart des gens en Suisse, c’est le quotidien. Pour les personnes en situation de handicap dans ce même pays, cela ne l’est toujours pas. C’est un luxe. Pourquoi?
Rentrer chez soi après le travail signifie: j’ai un emploi. Beaucoup de personnes en situation de handicap n’en ont pas. Elles travaillent en atelier protégé. Le salaire qu’elles y perçoivent ne leur permet pas de subvenir à leurs besoins.
Rentrer chez soi après le travail signifie: j’ai un chez-moi. Beaucoup de personnes en situation de handicap n’en ont pas. Elles vivent en institution. Elles ne peuvent pas choisir où ni avec qui elles vivent.
Enfiler des pantoufles, c’est: se reposer, se mettre à l’aise. Pour de nombreuses personnes en situation de handicap, cela n’est possible qu’avec de l’aide. Or, cette aide fait défaut. On nous dit: «Tu n’en as pas besoin.» «Nous n’avons pas le temps.» «Pas maintenant.»
Rentrer chez soi après le travail et enfiler des pantoufles: pour nous, personnes en situation de handicap, cela reste un luxe. Parce que nous n’avons pas d’assistance personnelle!
L’assistance personnelle, c’est:
Nous décidons qui nous aide.
Nous décidons quand. L’aide s’adapte à notre vie.
Nous décidons où. L’aide est là où nous sommes.
Nous décidons comment. L’aide nous est utile.
Nous décidons combien de temps et à quelle fréquence nous nous douchons, mangeons, dormons, sortons, etc.
Nous décidons de quelle aide nous avons besoin et de ce que nous pouvons faire nous-mêmes.
Grâce à l’assistance, nous, personnes en situation de handicap, pouvons rentrer chez nous après le travail et enfiler nos pantoufles. Ce n’est plus un luxe, c’est le quotidien. Pour n
Mais pour une véritable égalité, il faut aussi: un logement, un emploi
Le Conseil fédéral affirme qu’il veut l’égalité pour les personnes en situation de handicap.
Mais sa proposition n’en contient aucun élément: aucun plan pour permettre aux personnes en situation de handicap de trouver un logement accessible et abordable. Aucun plan pour leur permettre de trouver un emploi. Aucun plan pour garantir une assistance suffisante.
Rentrer chez soi après le travail et enfiler des pantoufles. Pour les personnes en situation de handicap, cela ne fait toujours pas partie du programme. C’est pourquoi nous sommes ici.
Rentrer chez soi après le travail et enfiler des pantoufles. Pour que cela ne reste pas un luxe pour les personnes en situation de handicap, nous avons besoin de l’Initiative pour l’inclusion.

Revendications
Lors de la manifestation nationale pour l'égalité des personnes en situation de handicap nous avons remises les revendications suivantes directement aux décideurs politiques – dont le conseiller national Islam Alijaj, le conseiller national Philipp Kutter, ainsi que Urs Germann, responsable du Bureau fédéral de l’égalité pour les personnes handicapées, et Sarah Arquint, responsable du service de coordination des droits des personnes handicapées du canton de Zurich.
Inscrire l’assistance comme droit fondamental dans la loi
Des standards nationaux au lieu d’inégalités cantonales
Garantir l’interprétation en langue des signes comme assistance
Garantir l’assistance dans tous les domaines de la vie
Développer et moderniser en profondeur la contribution d’assistance de l’AI
Garantir l’autodétermination dans l’organisation de l’assistance
Garantir l’assistance tout au long de la vie
Garantir l’assistance au travail
Garantir l’assistance indépendamment du mode d’habitation
Garantir l’assistance dans le système de santé
Garantir l’assistance politique
Le document ci-dessous explique ce que recouvre chacune de ces revendications.




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